Association Marseillaise d'AStronomie

Le ciel du mois

Janvier 2018



Source IMCCE
http://www2.saf-lastronomie.com/saf/accueil.html.
http://www2.iap.fr/saf/cielproc.htm
http://www.lacosmo.com/lecieldumois/lecieldumois.html

Visibilité des planètes

Toutes les heures sont en heure TU. Rajouter 1 h en hiver, 2 en été pour la France.

    Pour commencer l’année céleste trois planètes nous attendent à l’est à l’aube du LUNDI 1er JANVIER, une heure et demie avant le lever du Soleil. JUPITER est aisément repérable comme l’astre brillantissime situé à une vingtaine de degrés au-dessus de l’horizon sud-est. Près de lui se distingue par sa belle couleur rougeâtre la planète MARS, qui va nous en mettre plein les mirettes cette année avec une opposition somptueuse au mois de juillet qui lui fera dépasser en éclat celui de Jupiter. Ces deux planètes encadrent joliment l’étoile Zubenelgenubi de la Balance. Plus difficile peut s’avérer le repérage de MERCURE, ma planète chouchoute, à la fois modeste et éclatante. La difficulté est qu’elle est située près de l’horizon et que des obstacles naturels ou artificiels peuvent facilement d’interposer sur la ligne de vue.

    Ne manquez pas un autre rapprochement tout à fait exceptionnel, celui du DIMANCHE 7 à l’aube entre JUPITER ET MARS. Les deux astres ne seront séparés que de 12 minutes d’arc, ce qui représente le tiers du diamètre apparent de la Pleine Lune. Si vous possédez une lunette ou un télescope, pointez ce duo de planètes avec un grossissement moyen d’une trentaine de fois et vous aurez le plaisir de voir les deux objets dans le même champ. En prime vous découvrirez les satellites de Jupiter avec Io et Europa d’un côté et Ganymède et Callisto de l’autre. De Mars vous ne découvrirez aucun détail mais pourrez admirer son énigmatique disque dont la couleur rouge vient principalement de la rouille recouvrant son sol.

    Du SAMEDI 13 AU LUNDI 15 à l’aube, une heure avant le lever du Soleil vers l’horizon sud-est, en espérant disposer des fenêtres voulues vers le ciel, on pourra suivre le ballet matinal que joueront le CROISSANT DE LUNE et les planètes MERCURE ET SATURNE . Le 13, Mercure, qui depuis le début du mois a glissé vers le Soleil, croise Saturne tandis qu’un mince croissant pointe son nez vers la droite de la scène. Le 14, le croissant se rapproche et le 15 forme un triangle avec Mercure et Saturne. L’observation n’est pas si facile car Mercure, bien que brillante, est basse sur l’horizon et que Saturne est peu brillante. Je vous conseille de vous aider de jumelles et vous souhaite de disposer d’un site bien dégagé.

    Du SAMEDI 13 AU LUNDI 15 à l’aube, une heure avant le lever du Soleil vers l’horizon sud-est, en espérant disposer des fenêtres voulues vers le ciel, on pourra suivre le ballet matinal que joueront le CROISSANT DE LUNE et les planètes MERCURE ET SATURNE . Le 13, Mercure, qui depuis le début du mois a glissé vers le Soleil, croise Saturne tandis qu’un mince croissant pointe son nez vers la droite de la scène. Le 14, le croissant se rapproche et le 15 forme un triangle avec Mercure et Saturne. L’observation n’est pas si facile car Mercure, bien que brillante, est basse sur l’horizon et que Saturne est peu brillante. Je vous conseille de vous aider de jumelles et vous souhaite de disposer d’un site bien dégagé.

    La Lune

    PLEINE LUNE du MARDI 2. C’est la plus grosse de l’année 2018 car elle a lieu au moment où notre satellite se situe au plus près de la Terre.

    Figurez-vous maintenant que la Pleine Lune suivante a également lieu ce mois-ci, le MERCREDI 31 JANVIER. Il est assez rare qu’un même mois abrite deux Pleines lunes et l’habitude se prend depuis quelques années de donner à la seconde le nom de "Lune bleue" (nom dont l’origine donne lieu à débats). Cette Pleine Lune du 31 s’accompagne d’une éclipse totale, malheureusement non observable en Europe (nous nous rattraperons en juillet !) mais visible en Inde, Asie, Australie, océan Pacifique et ouest de l’Amérique du Nord. Voir la carte de visibilité sur la page web

    Après un petit retour vers l’horizon sud-est au matin du MERCREDI 3 pour observer le rapprochement serré de Mars avec Zubenelgenubi à côté de Jupiter retrouvons le JEUDI 4 la Lune gibbeuse décroissante aux côtés de RÉGULUS, l’étoile principale de la constellation du Lion. Le jeu est de suivre dans la nuit du 4 au 5 le glissement de la Lune vers l’étoile.

    Cette région orientale du ciel recevra la visite d’un beau croissant lunaire le matin du JEUDI 11 JANVIER.

    Enfin que les possesseurs d’instruments ne se limitent pas aux planètes ! La Lune est une terre de découvertes mirobolantes de formations variées, depuis ses mers à la surface lisse (en fait d’anciennes cuvettes remplies de lave) jusqu’aux montagnes escarpées en passant par les cratères de toutes tailles parsemant le sol au hasard des impacts qui les ont créés. Les scènes sans doute les plus spectaculaires à admirer résident dans le lever du Soleil sur les montagnes ou les fonds de cratère. Le jeu des ombres sous l’éclairage latéral rasant du Soleil est absolument fantastique, d’autant que la course de l’ombre est appréciable sur des dizaines de minutes lorsqu’on l’observe de la Terre à travers un instrument. Un jour lunaire dure 29 jours et 12 heures terrestres en un lieu donné, d’un lever de Soleil au lever de Soleil suivant. En un point on voit donc le Soleil pendant 14 jours et 18 heures et on est dans la nuit pendant 14 jours et 18 heures.

    Au fil du mois

    Profitons de ce mois de janvier pour admirer encore et encore les constellations d’hiver qui se lèvent maintenant dès la nuit tombée. Je vous invite aujourd’hui à découvrir le TRIANGLE D’HIVER (le pendant par son nom du Triangle d’été). Le premier sommet est SIRIUS du Grand Chien, l’étoile la plus brillante du ciel, laquelle curieusement se trouve vers le sud-est le soir en gros à la même place que celle occupée par Jupiter le matin. Les deux astres ont d’ailleurs à peu près le même éclat avec une magnitude de -1,5 pour Sirius et -2 pour Jupiter. Le deuxième sommet, un peu plus difficile à reconnaître par manque de repères proches, est PROCYON, l’étoile principale du Petit Chien, de bel éclat (avec une magnitude de 0,4). Elle est située à gauche d’Orion, isolée, dans l’alignement approximatif du côté supérieur du quadrilatère d’Orion. Le troisième sommet est BÉTELGEUSE, la brillante étoile rouge de magnitude 0,45 située au coin supérieur gauche du quadrilatère d’Orion. Le Triangle d’hiver est donc constitué de Sirius, Procyon et Bételgeuse. Cet astérisme semble moins évident que le Triangle d’été car il est entouré d’étoiles brillantes mais il a ses propres avantages. Déjà si des obstacles cachent par hasard les autres étoiles, il se détache remarquablement sur le ciel. Ensuite il a la particularité d’être presque exactement (!) équilatéral avec des côtés de 26° de longueur angulaire. Enfin ses trois étoiles font partie des 9 étoiles les plus brillantes du ciel. Sirius et Procyon doivent leur bel éclat à leur relative proximité (8,6 années de lumière pour Sirius, 11,5 pour Procyon). La situation est toute différente pour Bételgeuse, qui se trouve à plus de 640 années de lumière. Pourquoi brille-t-elle presque autant que Procyon et Sirius ? Parce que, qualifiée à juste titre de "supergéante", cette étoile rouge-orangée est beaucoup plus grosse que les deux autres. Sa taille est telle que les astronomes ont réussi l’exploit de distinguer sur sa surface des cellules convectives à l’aide d’instruments "super-puissants". Les astronomes pensent que cette supergéante risque d’exploser un jour ou l’autre en produisant une supernova, mais nous ne verrons cette explosion que 600 ans plus tard, le temps que la lumière fasse le trajet entre l’étoile et nos yeux.